Vous aimeriez vous faire du bien, être moins stressé, mais l’ambiance tapis de yoga alignés tels des serviettes à Palavas les flots en Aout n’est pas votre truc?

Pour le moment vos tentatives de méditation ressemblent plutôt à cet hilarant exemple illustré par Art’mêle?

J’ai une bonne nouvelle: la vie est bien fichue, si, si!
Et l’humanité n’a pas attendu l’app Iphone « Détends toi NOW! »pour trouver des moyens de relâcher la pression.

Si on y prête attention, bien des loisirs offrent l’opportunité de développement personnel, voire des processus communs aux thérapies.

Beaucoup sont universels.
Et il y en a pour tout le monde: des adeptes de l’intellect bondissant à ceux qui ne jurent que par les activités manuelles ou les amoureux de la nature.

Et bien sur, les arts.

Ouch! Tout de suite les grands mots.Pas de panique.

Nul besoin d’être doté des talents d’un Dali ou d’un virtuose du violon pour tirer des bienfaits d’une activité artistique.

S’amuser, se découvrir et se mettre en mouvement.

Le théatre ou l’improvisation sont des activités complètes qui permettent  d’explorer la diversité de l’ imaginaire, de mieux appréhender le langage de votre corps, l’expression de vos ressentis et l’amplitude de vos émotions.

Tout en s’amusant, se mettre quelques instants « dans la peau » d’un(e) permet de mieux percevoir nos propre modes de fonctionnement, de débusquer et déjouer des schémas répétitifs ou des attitudes qui nous échappent habituellement.

Cela offre de découvrir des pans méconnus ou nouveaux, plus variés de nous même.

Pour le fun, cette prestation d’Alexandre Desplat .

C’est aussi un espace qui permet d’exprimer des émotions, des ressentis sans crainte de jugement ou de conséquences.

Jouer à « comme si  » éveille l’ imaginaire, et peut parfois nous permettre d’envisager des solutions nouvelles.

Dans la vie, toutes les émotions ce que nous n’exprimons pas, quelles qu’en soient les raisons, s’impriment en nous à l’état de frustrations.
L’expression théâtrale est un formidable outil pour évacuer ces quelques bricoles qui vous rongent insidieusement.

D’autant que le corps est lui aussi sollicité, son langage peu à peu décodé.
Cet aspect psycho-corporel n’est pas négligeable, il structure ou soutient d’ailleurs bon nombre de thérapies.

On aborde au théâtre la posture, le positionnement par rapport à l’autre et à l’espace, à la vie.

Enfin, la troupe constitue un cadre référent et un moteur fantastique pour aider à dépasser les peurs et résistances inconscientes.

(Pour aller plus loin je vous recommande la lecture de « la formation des acteurs » de Constantin Stanislavaski.)

Laisser s’exprimer votre inconscient

peinture et pinceaux

Qui n’a jamais machinalement, au cours d’une réunion, en téléphonant ou attablé au restaurant attendant un ami en retard, griffonné quelques formes ou personnages sur un bout de papier?
C’est un réflexe naturel pour beaucoup d’entre nous.

Les livrets de mandalas, et coloriages pour adultes rencontrent un succès grandissant, ce qui n’est pas pas si surprenant.
Ils permettent de se centrer, de « débrancher » un moment.

Une démarche intéressante est de créer sans objectif imposé par le mental, de se laisser aller, laisser faire sa main sans mobiliser son cerveau.
En dessinant par exemple.
C’est parfois plus naturel et agréable encore de modeler de la terre.

Remarquer, au fil des productions, sans jugement, une couleur, une forme ou un mouvement qui revient et qui est, peut être, porteur de sens.

Cette démarche permet de développer un langage symbolique ouvrant accès à des émotions ou des sentiments enfouis dans l’inconscient.
Cela peut être un souvenir, une émotion, une association d’idées révélatrice impromptue.

Métaphoriser par le dessin ou la sculpture (fût-ce en pâte à sel) permet une distanciation objective premier pas vers une prise de conscience.

(Pour aller plus loin « L’Art-thérapie », collection « Que sais-je » du Dr Jean-Pierre Klein),

Contempler et s’enraciner

La nature peut être un merveilleux enseignant, elle nous fournit ce truc dont nous sommes si friands: des repères.

Ceux des saisons, de ces arbres qu’on voit pousser depuis l’enfance etc..

Jardiner nous offre ces mêmes repères, mais aussi bien des bénéfices satellites.

L’enracinement c’est être ici, maintenant, « les pieds sur terre », en opposition avec « la tête dans les nuages ».
C’est ce qui va permet de ne pas se faire chahuter, emporter jusqu’à rompre au premier coup de vent émotionnel qui se présente. La métaphore est aisée à saisir.

Moult techniques visent à entretenir ou développer l’enracinement. L’asanas de yoga la plus connue est sans doute la posture de l’arbre.

Il y en a deux, très simples, mais redoutablement efficaces: les ballades dans la nature (la vraie, hein! Pas le square de 12 m² au coin de la rue où raisonnent les moteurs et klaxons) et le jardinage.

Le compost est un maitre zen à lui tout seul. Entretenir un compost équilibré, vivantet nourricier implique par exemple de se familiariser avec les notions d’impermanence et d’interdépendance.

Mettre les mains dans la terre  apporte des sensations tactiles comparables à la sculpture, marcher nus-pieds dans l’herbe permet de faire à nouveau corps avec la terre.

On s’y initie à la contemplation.

Planifier ses plantations nécessite de pratiquer la visualisation, pour imaginer le rendu final en tenant compte des différentes hauteurs de pousse, les coloris des différentes fleurs, des perspectives.

Cela implique, outre les saisons à tenir à nouveau compte des éléments, (pour protéger certaines espèces du vent etc..) ce dont nous affranchit trop souvent notre mode de vie déconnecté de la nature.

Un jardin (ou un balcon, ou une diaspora de pots d’intérieur à des degrés moindres) est un univers à part entière.
Vous y ferez même des rencontres: papillons, insectes, oiseaux et nos amis laboureurs les vers de terre.

Autant d’invitations à reconsidérer sa place dans l’univers en tant qu’humain.

Semer, choyer, protéger ses cultures reconnecte avec les cycles de la vie. Cela enseigne l’humilité et la patience.
(mon potager me fait parfois redoubler certaines classes!)

Et cette liste n’a rien d’exhaustif.

(Pour aller plus loin, vous propose ces podcast d’un reportage de France culture jardiner pour se soigner)

Et vous, vous pratiquez des loisirs qui soignent? …